En ce début d'année, dur d'avoir la plume souriante,
Car le jour de l'an taffe toujours aussi bien pour la faucheuse,
Une pensée pour nos étoiles filantes
Et pour ces familles qui filent le grand amour avec la peine,
Que dieu leurs lève cette flèche de Cupidon,
Pour mieux arroser tous leurs chrysanthèmes.
Les événements de ces dernières années
Ont vêtu de noir l'espoir d'voir blanc et noir sur l'arc-en-ciel de l'unité.
Même en ces jours de fête, la parano résiste,
Avec sa barbe même le père noël passe pour un terroriste.
J'ai la hotte vide pour ces hommes de pouvoir,
Le costume rougi par le sang qu'ils ont fait couler pour l'or noir,
Des cheminées bouchées par le manque de flamme dans les foyers,
Mais j'ai toujours de l'amour pour mes rennes qui m'font toujours avancer.
Une bougie de plus s'allume,
Bientôt il n'y aura plus d'place sur le gâteau.
Faut qu'on vive nos rêves, ça urge !
Moi dans les miens, j'ai plus de fantasmes ;
À cause de textes en pleines pubertés et d'autres qu'ont besoin de viagra
Pour me rappeler mes anciens orgasmes.
Le rap est endormi sous une pelle,
Loin des coupoles et idées rebelles,
Loin d'une jeunesse en manque de modèle,
Tellement en manque d'identité
Que certains refont Snoop chez Marc Dorcel !
Dans tout ce théâtre, je ne me reconnais plus,
Jean Gabin a peut-être crevé l'abcès mais il reste encore beaucoup trop de pu.
Déjà qu'a la télé, la variété nous snob,
Maintenant on nous envoie super Sarkozy pour qu'il nous snipe !
En cette nouvelle année, il n'y a toujours personne pour nous sauver,
Les manifs s'accentuent car le malaise social ne fait qu'augmenter.
Si on connaît des flopes c'est peut-être parce qu'on a perdu notre cap,
Comme dit mon pote Mino,
« Et si on mettait un peu de hip hop dans le rap »